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Voyage en Terre Sacrée Maorie de Nouvelle-Zélande avec Guy CORNEAU

Récit d’une journaliste partie explorer la Nouvelle-Zélande à Aoteraoa, « Terre du long nuage blanc », berceau du Peuple de la Terre (« Tangata whenua ») et de la culture maorie, en compagnie du célèbre psychanaliste Guy CORNEAU et de son groupe, lors d’un voyage de développement personnel organisé par l’agence AORA VOYAGES.
Aventuriers des temps modernes, partis aux antipodes « Cheminer vers la joie » (thème du séminaire de Guy CORNEAU), nous quittons le connu pour aller en terre inconnue !
Peu de temps libre au cours de ce séjour, pas de temps mort. Non, ce n’est pas un voyage de tourisme, c’est un voyage de cheminement et de ressourcement, un voyage qui se décline par soi et pour soi !
Je comprends très vite par l’authenticité de cette démarche, véritable don du ciel, qu’il faut lâcher prise pour ne vivre que l’instant présent. Adieu repères rassurants, inutile d’aller reconstruire son monde à l’autre bout de la terre !
Une démarche de bobos nantis et de doux dingues? Non, il s’agit bel et bien d’une quête sacrée, expérience mystique de rencontre avec soi qui peut déstabiliser car que va-t’on trouver au bout du chemin ?
Jour 1 – Mardi 24 novembre 2015
Partir ou ne pas partir, c’est là, la question !
Après les attentats de novembre, paroxysme de violence, de doutes et de peurs, est-il concevable de cheminer dans la Joie et de partir aux antipodes?
Convoqués à 08h00 précises à l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle, nous sommes pourtant tous là dans les « starting blocks ». On s’aperçoit, on s’appréhende, on se jauge !…. « Beaucoup de femmes, mais tout de même quelques messieurs ! » …..
Accueillis par nos protagonistes, Valérie DECOUPIGNY (gérante de l’agence AORA VOYAGES) et les guides en matière de développement personnel Guy CORNEAU, le maître et son acolyte David LESAGE, jeune trouvère des temps modernes qui s’accompagne non d’une vièle mais d’un étrange instrument en forme de soucoupe, un « Space Drum ».
Guy CORNEAU, psychanalyste jungien et star du développement personnel est dans l’anonymat de cet aéroport, un voyageur comme un autre avec son petit chapeau et sa grande guitare. J’ai déjà rencontré l’auteur du bestseller « Père manquant fils manqué » il y a une vingtaine d’années, lors d’une conférence époustouflante à Paris. Alors sémillant psychanalyste à la voix chaude et au délicieux accent québécois, je retrouve un homme mûr et touchant, un Sage !
Le transport est sans surprise, et Singapour Airlines, toujours à la hauteur de sa réputation de première qualité. On discute ferme dans l’avion, histoire de se rassurer, voire se sonder mais aussi pour tuer le temps. Visiblement beaucoup de participants sont des pros ou des aficionados du développement personnel, dont des fidèles clients de l’agence. Plusieurs nationalités sont au rendez-vous : belges, français, québecois, antillais, suisses. Sur place nous retrouverons même, réunionnais et calédoniens.
Jour 2 – Mercredi 25 novembre 2015
Accueil par notre guide local : « Kia Ora » (bienvenue en langue maorie).
Transfert rapide en autocar privatisé vers un très bel hôtel situé dans le centre d’Auckland pour une nuit réparatrice afin d’être en forme pour la grande Aventure.
Jour 3 – Jeudi 26 novembre 2015
Première leçon de méditation ; décors : Face à la mer de Tasman sur une plage où règne une énergie particulière…
Nous sommes en plein cœur d’un parc naturel de 18 000 hectares à la végétation luxuriante et aux plages sauvages de sable noir. Dans une si belle Nature, le rêve côtoie la réalité, la magie opère et la Joie est d’emblée au rendez-vous.
Nous prenons la mesure de ce qu’est un authentique lieu énergétique sur cette plage de sable noir qui scintille de 1000 paillettes sous le soleil implacable de Nouvelle Zélande, où nous méditons. Le rocher qui surgit de l’océan pour se dresser vers le ciel n’est pas un simple rocher planté juste pour le décor mais une ligne de force. Le lieu est sacré et c’est tout naturellement là, en prise directe avec les éléments, que se créera notre premier espace de méditation « entre ciel et terre ».
La sincérité et l’authenticité de la démarche d’AORA VOYAGES sont au rendez-vous. La technique de Guy CORNEAU fera le reste : éveil et nettoyage énergétique, méditation expansive, visualisations, chant, ça secoue le corps, ça bouge l’esprit et ça ravit l’âme ! Je sens instinctivement que cet extraordinaire paysage, où des abeilles guérisseuses butinent des plantes sacrées, nous donne la mesure de la beauté et de la force curative de la nature. Pensée « La nature est un temple vivant », ce premier quatrain du poème de Baudelaire (1821-1867) tiré des « Correspondances » me revient en mémoire et m’accompagnera tout au long du circuit. Je me sens enivrée d’air pur, je me gave de soleil, et du bonheur d’être, tout simplement, là. C’est alors qu’après avoir entendu mugir les flots, la mer elle même s’est mise à chanter et je m’attendais presque à en voir surgir des naïades ! Je me sens toute chavirée.
Après un pique nique dans ce lieu unique, nous mettons le cap sur une autre plage. Après un trajet d’environ 40 mn, changement de décors. Nous découvrons un étrange paysage qui fait le bonheur des surfeurs et des baigneurs confirmés. Certains se jettent à l’eau, d’autres méditent, mais moi, je n’ai pas l’âme sportive et me sens plus contemplative ! J’observe le mouvement des vagues dans ce décor marin impressionnant : au loin des rochers émergent et se dressent comme autant de cathédrales.
Retour au réel : les rochers sont couverts de moules qui brillent au soleil, telles des pierres précieuses. Petites, elles brillent comme les broches de jais, autrefois portées par nos grands-mères, grosses, elles sont d’une belle couleur émeraude ! S’agirait-il des fameux « orles verts » (Perna canaliculus), ces étonnantes moules du Pacifique, riches en acides gras oméga 3, qui dit-on, participent au secret de la force et de la vitalité des Maoris ?
Jour 4 – Vendredi 27 novembre 2015
Adieu tourments, pollutions, chagrins. Je réalise que je viens juste de poser mes valises. Cette joie de bouger, chanter, de se nourrir d’essentiel, je la retrouverai chaque jour un peu plus ancrée au plus profond de moi.
Située dans la province d’Auckland, région la plus peuplée par les Maoris avant l’arrivée des Européens, Auckland, plus grande ville de Nouvelle-Zélande est réputée pour sa douceur de vivre (3ème rang mondial pour sa qualité de vie).
Nous apprécions la belle vue sur la baie depuis le sommet d’un volcan dormant et montagne sacrée des Maoris.
Nous méditons cette fois dans un décor bucolique, au cœur d’un parc verdoyant avec pour seuls témoins, de placides moutons. Quelle joie de se poser et de « communier » au cœur de cette nature !
La journée est également marquée par la rencontre privilégiée avec la culture polynésienne et maorie lors de la visite du musée, berceau de la mémoire maorie. Il recèle des trésors culturels comme le « Te Toki tapiri », le dernier grand canoë de guerre sculpté à partir d’un arbre de totara géant (conifère de la famille des Podocarpaceae, endémique de la Nouvelle-Zélande). C’est notre première balade au milieu des taongas, incarnation de la puissance spirituelle et symboles de l’identité tribale des Maoris. Nous appréhendons grâce à cette première immersion en « terre maorie » un art de vivre ancestral, nous voyons le « whare nui » (maison traditionnelle) et le « marae » (lieu de rassemblement).
La vie, les hommes sont également représentés grâce au talent de Gottfried Lindauer, né en 1839 à Pilsen (actuelle République Tchèque). Cet artiste, immigré en 1870 et mort en 1926 en Nouvelle-Zélande, est devenu célèbre grâce à ses extraordinaires portraits. L’été dernier, à Pilsen, alors capitale culturelle européenne, j’ai eu déjà l’opportunité d’admirer ces peintures de chefs maoris. La rencontre continue ici même et je suis littéralement bouleversée par la force qui émane de ces beaux et nobles visages.
Je termine cette visite dans la boutique du musée qui renferme d’autres trésors accessibles cette fois ! J’y fais l’acquisition d’un très beau livre sur les kauris (arbre endémique et sacré), me fais expliquer également tous les secrets de santé du miel de manuka (plante emblématique et médicinale). Je feuillète des livres sur les pratiques de santé de la médecine maorie, et peux admirer de fabuleux bijoux maoris, témoin du raffinement et de la spiritualité de cette culture mythique.
Après 4 heures de route, nous arrivons à Paihia, baie célèbre pour ses 144 îles et réputée pour son ciel, un des plus bleus au monde. C’est en autocar privatisé et climatisé que nous parvenons à l’extrémité de l’île du Nord sur les traces des premiers explorateurs, celles du capitaine James Cook, qui donna son nom à la région en 1769 et du navigateur français Marc-Joseph Marion Dufresne qui fut tué et mangé par les indigènes en 1772. Les lieux conservent le souvenir des chasseurs de baleines, celui des missionnaires qui s’y installèrent en 1814 et de Charles Darwin qui y fit escale le 21 décembre 1835. Aujourd’hui ce sont les touristes qui partent à la découverte de cette nouvelle destination nature et des territoires d’illustres tribus.
Du 28 novembre au 1er décembre : PAIHIA, nous posons nos valises dans cette station balnéaire réputée dont le centre est facilement accessible depuis notre hôtel, grâce à une navette.
La baie possède un charme indéniable. L’hôtel est d’emblée sympathique. La vue sur la mer est superbe et les lapins et les oiseaux marins se disputent les pelouses verdoyantes. Pahia est le point de départ de nombreuses excursions, notamment pour aller à la rencontre des dauphins ou pour visiter d’autres îles.
Véritable coup de cœur pour la petite ville historique de Russell (autrefois Kororareka), ambiance rétro, temps suspendu. Il fait bon faire la traversée pour y flâner et prendre un verre.
Côté développement personnel, notre nouveau modus vivendi ne nous laisse que peu de temps libre et notre vie sera désormais ponctuée par un travail régulier. L’adage est bien connu, « mieux vaut une once de pratique qu’une tonne de théorie »
C’est le côté fascinant du développement personnel « par soi et pour soi » qui demande à chacun un engagement total. La progression et le résultat sont garantis à condition de pratiquer régulièrement et d’être, bien entendu, sous bonne guidance Encore un grand merci au duo Guy CORNEAU-David LESAGE qui nous a soutenus et accompagnés dans cette voie car il est difficile de travailler seul, à moins bien sur d’être un ermite né ou un saint !
Le rituel est immuable :
– Par tous les temps, éveil énergétique dans le parc de l’hôtel (super sous un petit crachin mais d’après Guy CORNEAU, pas mal non plus dans la neige au Québec !)
– Puis méditation en salle ou en plein air
– Séminaire
– Réunion
Les activités se déroulent toutes dans les cadres les plus naturels possibles telle cette magnifique salle d’un club nautique à l’aménagement minimaliste mais la vue sur la mer splendide ! Quelle chance de pouvoir se trouver dans de tels lieux comparés au côté confiné de certains séminaires de développement personnel. Ici, nous pouvons respirer à pleins poumons le bon air marin ! Ivres d’air pur, de silence et de lumière, tout à la fois en quête de sens et de réalisation de soi, nous pouvons nous préparer à renaître à la Joie. Nous chantons beaucoup, nous rions également et nous dansons même lors de ce périple. Valérie, la gérante de l’agence Aora Voyages a pensé aux moindres détails pour que les participants vivent des moments mémorables. Ce côté tout autant formateur que ludique de la démarche me convient bien.
Jour 5 – Samedi 28 novembre 2015 – Jour 6 – Dimanche 29 novembre 2015
Eveil énergétique : le rituel pour une mise en forme globale : corps, âme, esprit et se mettre en bonnes conditions pour le séminaire du jour. Chaque séance est riche d’enseignement, chacun la vit à son rythme. Le respect et la confidentialité sont de rigueur, pas d’esprit de compétition ni de jugement. On est là pour soi, cependant l’énergie du groupe est indéniablement porteuse.
Notre première méditation dans le parc de l’hôtel avec pour horizon la mer, et les oiseaux de mer restera à jamais gravée dans ma mémoire.
Loin d’un monde de compétition, de doutes, de peurs et de violence, cheminer dans la joie est notre « crédo ». Ici au cœur d’une nature idyllique prise de conscience et soin de soi deviennent nos priorités. En mode « detox », nous nous déconnectons de tout et abandonnons le mode survie. Multiples et variés, les outils mis à notre disposition n’ont qu’une seule finalité, explorer le monde de nos infinies possibilités, révéler nos talents profonds, stimuler notre créativité et incarner en nous une joie durable. Tous les enseignements reçus sont des clés pour une ouverture de la conscience. Et pour ceux qui veulent approfondir sur la table de chevet, le livre de Guy CORNEAU, « Le meilleur de soi ».
Autre surprise lors de cet enseignement atypique, l’accompagnement musical, qui nous place non seulement en auditeurs mais aussi en acteurs : nous devenons des choristes !
« Chant des voyelles » de Guy ou odes à la Joie de David, tous nous participons avec enthousiasme à cette incroyable chorale du bout du monde.
Souvenir ému d’un soir, où le grand piano qui était resté muet jusque là, s’anime frénétiquement sous les mains de David (eh oui il a aussi ce talent là !).
Il fait un avec le piano, nous insuffle son élan vital et nous communique sa joie profonde. Subjugués, nous tous sommes avides de ces merveilleux sons.
C’est ensuite un violon qui fera son apparition, une réincarnation de Paganini ? Décidément, tout est magique ! Et quand nos amis maoris qui nous ont rejoint se mettent eux aussi de la partie (musicale), le tout prend une dimension quasi mystique. La voix grave et chaude de notre guide maori résonne toujours en moi. Ce sont définitivement les plus beaux concerts auxquels il m’a été donné d’assister.
Au cours de jeux de rôles, entre peurs et élans créateurs, nous accoucherons de notre vrai moi, grâce au maître en maïeutique Guy CORNEAU, acteur à ses heures et accoucheur au sens socratique du terme. Respect et reconnaissance pour le duo Guy/David, qui tout au long de cet accompagnement, nous a aidés à retrouver en nous l’essence de la vie !
Jour 7 – Lundi 30 novembre 2015:
Eveil énergétique.
Méditation dans le parc de l’hôtel.
Pour le groupe « croisière en mer », observations des dauphins et découverte des nombreuses îles isolées de la baie. Je préfère, quant à moi, rester sur la terre ferme et visiter la grande pharmacie de Pahia où je suis fort bien accueillie. On me présente des condoléances pour les récents attentats parisiens. Ces nombreuses marques de compassion m’étonnent et me touchent.
Je pense aux personnes disparues et mesure ma chance d’être ici avec cette pharmacienne experte en plantes et produits naturels. J’apprends énormément sur les plantes endémiques et sur les produits néo-zélandais et australiens. Je repars doublement comblée avec un grand sac de produits « miracles » pour la peau : les plus emblématiques étant à base de lanoline ou de miel de manuka.
Intéressante la lanoline ! Ce produit autrefois très apprécié est aujourd’hui boudé en Europe du fait de son origine animale, il en est de même pour le miel. Végans, végétariens et végétaliens se détournent de tous les produits d’origine animale. Mais ici les produits naturels locaux ont encore le vent en poupe, tout particulièrement ceux à base de manuka (Leptospermum scoparium), arbrisseau de la famille des myrtacées (arbre à thé) qui ne pousse qu’en Nouvelle Zélande.
Nous verrons des nuées d’abeilles les butiner pour produire un miel aux propriétés antibactériennes supérieures à celles des autres miels. La molécule active de ce miel est le Méthylglyoxal. Pour être classé « miel médicinal », le miel de manuka en contient jusqu’’à 800mg au kilo selon la norme MGO en vigueur (alors qu’un miel normal n’en contient que 5-10mg/kilo). Vu la quantité de marques cosmétiques à base de miels+manuka, je me dis que l’apicosmétique a de beaux jours devant elle. Pour preuve, le dernier produit cosmétique vedette associe miel de manuka et venin d’abeille !
Jour 8 – Mardi 1er décembre 2015
Chacun a pu découvrir à son rythme les environs, la mer, la plage, les boutiques de la petite station balnéaire. Près de l’hôtel, certains ont même pu apercevoir à l’état sauvage des kiwis, oiseaux emblèmes de la destination. D’autres ont opté pour une page d’histoire dans la maison du Traité de Waitangi, lieu symbole de la liberté de la nation. C’est là même qu’a été scellé le 6 février 1840 l’acte de fondation de la nation moderne de Nouvelle Zélande qui garantissait aux tribus indigènes la souveraineté de leurs terres ancestrales.
Si les emplois du temps sont flexibles, les activités sont très denses et à la mesure des attentes de chacun. La matinée et le déjeuner libres sont mis à profit pour les achats ! Difficile de résister, que de tentations dans les jolies boutiques de souvenirs : vêtements de laine, bijoux ethniques, de l’artisanat local de qualité. Les Françaises méritent leur réputation de femmes de goût à en juger par leurs achats de textiles ainsi que ceux de bijoux en pounamu (jade néphrite de Nouvelle-Zélande) auquel les Maoris prêtent des vertus magiques.
Puis dernière méditation dans le parc de l’hôtel et dernier séminaire à PAIHIA.
Le soir, rencontre avec nos guides maoris du peuple Ngaitupoto, Ngatihine, Ngapuhi d’Aotearoa.
Depuis 1998, Ojasvin étudie le « Yoga of Integral Learning ». Sa lignée et les traditions de sa famille remontent aux flux des Waitahas et des Waiomus.
En 2008, il est devenu professeur certifié de l’école Nde Min-I.L.I.T. Aujourd’hui devenu l’un des représentants officiels des Maoris, auprès des autres peuples, il enseigne et diffuse le Grandmothers Healing Haka dans le monde entier. Avec son épouse Waïmania, il développe les cessions de guérison PAIO, basé sur le massage et les techniques chamaniques. Waïmania a grandi en Suisse où elle a reçu une éducation artistique et proche de la nature dans les écoles Steiner. Dès 2003, elle étudie également le « Yoga of Integral Learning ». Depuis 2004, ensemble ils parcourent le monde pour enseigner le Programme Grandmothers Healing Haka.
L’enseignement, créé par notre intervenant maori, sa grand-mère Mere Te Wake Tana et sa famille, est fondé sur la sagesse et l’amour qui caractérisent la tradition des Grands-Mères Waitaha-Maori, gardiennes de l’eau, et nous encourage à honorer nos propres racines et nos familles, à équilibrer nos énergies féminines et masculines, à trouver la paix intérieure, et à apaiser nos esprits et nos corps et ainsi apaiser la Terre Mère.
Il faut être prêt à partir tôt le lendemain pour aborder une nouvelle « tranche de vie » qui nous plongera au cœur même des mythes et légendes maoris. Tout commencera par une invocation, en tapant le sol avec les pieds pour invoquer la « terre-mère » et levant les mains au ciel vers le « père-ciel ». Sur terre les enfants maoris, fruit de l’union entre la terre et le ciel, sont plongés dans les ténèbres. C’est grâce au dieu de la forêt, Tane Mahuta, vénérable ancêtre de 2000 ans, que la lumière pourra pénétrer.
La Nouvelle Zélande est une terre bénie des Dieux, une terre singulière et bucolique, où la nature se plaît à jouer les contrastes (pin-palmier/herbes de la pampa-sapins/grandes dune de sable blanc-vertes collines). On passe de paysages familiers type les Vosges ou la Normandie (avec vaches et moutons), à une végétation exotique de plantes venues tout droit de la préhistoire. Broméliacées, fougères arborescentes, araucarias, kauris feraient le bonheur des ethnobotanistes.
Jour 9 – Mercredi 2 décembre 2015
Immersion en culture maorie – Une rencontre et une expérience inter culturelle qui nous apprend que nous sommes tous UN.
Après 3 heures de route, nous arrivons à l’extrémité de l’Ile du Nord, situé dans une vaste réserve de 23 000 ha, un lieu impressionnant, d’une beauté sauvage et tout empreint d’une grande force énergétique. C’est là que se rejoignent la mer de Tasmanie et l’Océan Pacifique. Ce cap qui doit son nom au mot maori « reinga » (les Enfers) est aussi un endroit sacré. C’est « le lieu du grand saut de départ des esprits ». Selon les croyances maories, c’est de là que les âmes des morts viennent faire leur dernier adieu au monde des vivants avant de regagner Hawaiki, le pays des ancêtres. (Je conserverai le souvenir du Pohutukawa mythique arbre vieux de 800 ans, gardien du lieu de passage des morts vers l’autre monde.)
Alors que dans nos cultures occidentales monde physique et monde spirituel sont radicalement séparés, pour les Maoris, la spiritualité commence par être physique puisque chacun la ressent au plus profond de soi. Il est aussi vital de se mettre à l’unisson et en harmonie avec la nature. Il faut se reconnecter avec la nature pour réussir à se relier aux ancêtres, les connaître et donc pouvoir s’en séparer.
C’est sur ce lieu même où se rencontrent les 2 océans, que nous nous préparons à vivre une expérience de libération des mémoires, ce qui nous permettra de pouvoir nous reconnecter à notre vraie identité. Nous sommes initiés au « Haka » (danse maorie faisant appel à l’énergie) et au « waiata » (chant). Le « Haka », cette danse sacrée, particulièrement vigoureuse et expressive tant verbalement que physiquement, est conçue pour activer le « mana », l’énergie vitale. Chantée rituellement et interprétée avant de partir à la guerre ou à l’occasion de cérémonies et de fêtes de bienvenue, elle est devenue mondialement célèbre grâce à l’équipe de rugby de Nouvelle-Zélande, qui, depuis 1905, la pratique avant ses matchs.
Pour nous, plus modestement il s’agit de clamer haut et fort notre identité, de nous relier à nos racines ancestrales (chacun le vivra en son « âme et conscience ») pour parvenir à nous reconnecter à notre force vitale. L’impressionnante cérémonie de bienvenue (le powhiri) commence par un étonnant et émouvant accueil rituel, où l’on presse son nez contre celui de l’autre afin de « mélanger les deux souffles ». Ce salut, symbole de l’unité, est pratiqué trois fois, pour saluer la personne, en reconnaissance des ancêtres et pour honorer la vie dans ce monde (pression du nez et du front). Enfin chacun pourra abandonner ce qui lui pèse, ce qui le limite et faire son travail de deuil. Je dis quant à moi, adieu à mes chers disparus (à commencer par mon père). Je les libère autant que je me sens libérée, même si je suis très secouée après ce travail trans-générationnel et de deuil que j’ai vécu « dans mes tripes ».
Au final, nous « renaissons » joyeux, créatifs et débordants de confiance en nous.
Jour 10 – Le jeudi 3 décembre 2015
Après un petit-déjeuner, nous partons en bus et traversons des forêts inchangées depuis l’aube des temps, une végétation luxuriante d’espèces uniques au monde, d’arbres millénaires et de fougères arborescentes. Ce voyage est propice à une réflexion intérieure à la Jean Jacques Rousseau (1712-1778).
C’est à la tombée de la nuit que nous sommes allés à la découverte de la forêt sacrée pour rencontrer les « Kauris géant », un rêve de nature à l’état pur !
« Agathis australis », communément appelé « kaori » ou » kauri, appartient à l’une des plus anciennes espèces de conifères. Il faut 800 ans au kauri pour atteindre sa taille maximale et il peut mesurer jusqu’à 50 mètres de haut pour une circonférence de 10 mètres. Les kauris sont considérés comme des arbres sacrés par les Maoris qui leur vouent un véritable culte. Nos guides maoris nous expliquent d’ailleurs leur place dans l’histoire de leur peuple.
Mythe fondateur, ancêtres, épopée, ce ne sont que des mots, soudain stupeur, nous nous trouvons devant le puissant « Te Matua Ngahere » (ou Père de la forêt, âgé de 2 500 et 3 000 ans dont la circonférence est de plus de 5 mètres (15ft) de diamètre) et du « Tane Mahuta » (ou Seigneur de la Forêt qui se dresse à plus de 51 mètres (150 pi) de hauteur). Difficile de décrire ce que nous ressentons alors, nous sommes littéralement figés sur place (certains tremblent), impossible de quitter ce lieu, tant les « kauris » sont fascinants.
Devant ces arbres vénérables, je sens défiler toute l’histoire de l’humanité et le sacré prend alors tout son sens. Un vers tiré du poème de Baudelaire, « Correspondances » me revient en mémoire. Aurait-il été inspiré par cette même forêt de « kauris »?
« La nature est un temple où de vivants piliers laissent parfois sortir de confuses paroles;
L’homme y passe à travers des forêts de symboles qui l’observent avec des regards familiers ».
Soudain, tout s’éclaire, la nature et l’homme sont bien en « correspondance ».
Seule la nature, lieu privilégié de communication avec le divin, détient le pouvoir d’élever l’homme. Aussi ce n’est qu’en se reliant intimement à la nature qu’il pourra déchiffrer les symboles lui permettant d’accéder à la spiritualité.
Ici le temps semble suspendu, le dicton maori, « Vous ne pouvez pas posséder la terre, vous lui appartenez » s’impose. Immobile et muette, je contemple ces majestueux géants et je ressens leurs blessures profondes dues à l’acharnement des hommes à les exploiter et les faire tomber. Je perçois alors le gémissement de la forêt et tout mon être participe à cette plainte. Cette rencontre m’a permis de vivre un état de « grâce », que je souhaite vraiment faire partager car il est plus qu’urgent de prendre conscience des maux infligés à la nature.
Jour 11 – Vendredi 4 décembre 2015
Arrivée à « Te Rotorua-nui-a-Kahumatamomoe » (Rotorua pour faire plus court en langue maori) ville géothermale « sulfureuse » située sur la côte sud du lac du même nom. C’est une destination touristique connue du monde entier pour ses paysages étranges, ses lacs, ses sources d’eaux chaudes, ses bassins de boue, ses geysers, et ses forêts d’où émanent des fumerolles à odeur de soufre. Nous découvrons cette région étrange tellement différente des lieux que nous avons déjà traversés. Vous avez peut être vu ces paysages au cinéma car nous sommes tout près du village des hobbits, dans la Terre du Milieu, monde imaginé par J.R Tolkien et Peter Jackson.
Depuis 1883 Rotorua est une vraie station thermale. Lancée dès 1878 par un prêtre catholique guéri par ses eaux curatives, elle ne fit qu’asseoir sa réputation, en 1885 par l’ouverture d’un sanatorium et des Blue Baths, et en 1908, par celle de la « Maison des Bains », aujourd’hui musée de la ville. Malgré quelques effluves d’œuf pourri, le lieu attire des curistes du monde entier. Il faut dire qu’elle n’a rien à envier aux stations thermales réputées du siècle dernier. C’est un spécialiste en médecine thermale et balnéologie de l’hôpital de Bath, qui y mit en place les protocoles de cures. Aujourd’hui, on vient dans cette ville-spa pour s’y ressourcer. La « source du prêtre » est indiquée pour soulager et calmer les douleurs, tandis que la « source Rachel » se veut gage de jouvence.
Pour se relaxer, une halte au « Polynesian spa » s’impose, vous avez le choix entre 7 piscines d’eaux minérales dont la température varie de 38 à 42 degrés. Relaxation garantie dans la grande tradition des « onsens » (bains) japonais Et si vous optez pour la version grand luxe (à prix tout à fait abordable), prenez la formule bain privé avec VUE fabuleuse et époustouflante sur le lac au coucher de soleil.
Ressource naturelle, le géo-thermalisme est une véritable manne pour les Maoris qui utilisent cette « énergie de la terre » à des fins pratiques (cuisiner, se chauffer, s’éclairer) mais aussi à des fins prophylactiques (se baigner, se soigner, se purifier).
Le géo-thermalisme est aussi un trésor culturel et spirituel.
Jour 12 – Samedi 5 décembre 2015
La visite de la réserve de Wai O Tapu « eaux sacrées » en maori est un must. Cette réserve naturelle, la plus grande zone d’activité thermale de la région volcanique de Taupo, est d’une grande beauté. Des cratères aux eaux bouillonnantes y déploient en effet de somptueuses nuances aux teintes de l’arc en ciel, les minéraux font la couleur, jaune pour le soufre, rouge brun pour l’oxyde de fer, violet pour le manganèse…
Chaque jour, à 10h15, le geyser « The Lady Knox » se réveille pour la grande joie de tous. Et particulièrement en ce jour où notre « barde » entreprend de se produire musicalement et de nous faire chanter tous. Effet surprise, fou-rire et bonheur garanti !
Cette journée se termine par le transfert pour une soirée typique dans un village maori niché dans la forêt. Très sceptique au départ et réservée quant à ce produit qui semble touristique, je suis bien obligée de me rendre à l’évidence : le lieu enchanteur se révèle une authentique expérience culturelle, bien pensée et bien rôdée. Après l’accueil rituel, la découverte d’activités traditionnelles et le spectacle (chants et danses), nous dégustons, dans une ambiance conviviale, le « hangi » (délicieux barbecue local). C’est aussi l’occasion de goûter à la bière et aux vins locaux.
Au retour et après un bon dîner, la Joie est de rigueur ! Retour en chantant à tue-tête dans le bus. Ambiance colonie de vacances, version grands enfants tout joyeux !
Jour 13 – Dimanche 6 décembre 2015
Mon périple touche à sa fin, le groupe continue le voyage vers l’Ile du Sud, à la découverte d’une nature encore plus sauvage, de paysages aussi merveilleux, de lieux encore plus énergétiques, à bord d’un bus qui s’adaptera au gré des demandes, en lieu de consultation privée. Le travail « d’ancrage » se poursuit, sorte de validation des acquis, toujours sur le chemin de la Joie !
Après ce premier épisode qui m’a permis de procéder à un examen de soi et d’établir un bilan de vie, je repars sur Auckland avec mes premiers acquis. Ambivalence, je suis un peu triste de cette séparation mais aussi heureuse de ce temps libre qui va me permettre de découvrir les pratiques de massage maori. Une journée qui s’avèrera riche en événements cocasses et rencontres bouleversantes.
Ouf, j’ai enfin pu réaliser mon rêve de « terminer en beauté » et de recevoir un authentique soin maori, j’ai aussi chanté et dansé dans un étonnant lieu de retraite niché dans un beau jardin. Telle Alice au pays des merveilles, j’allais de découverte en découverte !
Adieu nature sauvage et « kauris » géants, mais comme dans la chanson, « jamais je ne vous oublierai ».
Bonjour Singapour et la chaleur moite, retour à Paris. Je ne me sens pas triste car j’ai la Joie chevillée au corps. Au retour le regard que je porte sur le monde et les événements a changé. Je n’éprouve même pas le syndrome de Roissy et je prends mon train de province, avec joie et allégresse. Quelque part résonne encore en moi la force des chants maoris.
J’ai apprécié :
La destination exceptionnelle
Idéale pour ce type de voyage. Un territoire peu peuplé, une nature grandiose, un pays de culture croisée.
Aux Antipodes, éloignée de mes repères, je casse mieux mes « schémas » !
L’accueil chaleureux et l’encadrement réfléchi
La partie pratique, les réveils énergétiques, les exercices, le côté dynamique, la créativité, les chants et les danses. Les jeux de rôle fort drôles….
L’organisation minutieuse et « perlée »,
Du « sur mesure », des lieux soigneusement repérés, choisis. Les transferts sont privatisés et confortables. Des hôtels et intervenants selectionnés avec beaucoup de professionnalisme par AORA VOYAGES, des repas de qualité, des guides très expérimentés. Soulagés de l’aspect matériel des choses, nous pouvons nous dédier entièrement à la contemplation et au travail de développement personnel. Le grand luxe !
La méthode « éprouvée »
Difficile de mettre en mots, le contenu et la richesse de ce voyage initiatique. Pour des raisons de confidentialité tout d’abord mais aussi parce que certains exercices ou situation sortis de leur contexte n’auraient pas de sens.
Mais je sens bien qu’il y a un début et une fin, un avant et un après !
Cette formation va « crescendo », d’abord par petites touches, puis en large palette, le tout en musique, c’est ainsi que le tableau prend forme ! Les doutes, les peurs s’estompent, la joie s’installe progressivement et durablement grâce aux enseignements de Guy CORNEAU. Alors je m’interroge, si je n’avais pas été obligée de rentrer sur Paris, comment serais-je revenue ? Encore plus profondément ancrée dans la Joie ? Ce qui est sûr, c’est que tout ce travail, m’a remuée, « boostée » et profondément redynamisée.
La force du groupe.
Je suis une solitaire et ai plutôt tendance à fuir les groupes, je suis étonnée de si bien tenir le choc. Je découvre que quel soit le groupe, il est porteur d’énergie, tant positives que négatives. Curieusement le négatif ne m’atteint pas et je vais passer de bons moments d’échange et de partage, car pas de doute, nous sommes « tous un ». La phrase d’un de mes maîtres à penser Nelson Mandela, UBUNTU, « une personne est une personne au travers d’autres personnes » me revient en mémoire. Je retrouve avec bonheur cette même philosophie chez les Maoris. Je la fais mienne et la mets en pratique tout au long de ce séjour. Chaque rencontre, échange, expérience, me renvoie quelque chose de précieux qui m‘aidera à avancer dans la compréhension des autres ainsi que dans celle de mon propre mode de fonctionnement. Je me sens désormais au clair avec mon « whakapapa » (l’héritage généalogique), élément important car connaître son passé, c’est savoir où l’on va.
Mon regret
Ne pas avoir eu le temps d’être initiée aux bienfaits des plantes que les Maoris utilisent à des fins thérapeutiques. Mais bon, ce n’est pas un voyage ethnobotanique. Et puis, la formation continue !
Conclusion
Difficile de clore un récit de voyage, mais ce « carnet » ne serait pas complet si je passais sous silence le côté magique de tout voyage, il s’y produit une curieuse alchimie. Elle est propre à chacun, pas de modèle standardisé ! C’est là tout le mystère ! Cela commence par une perte de repères pour finir par une reconstruction du vrai soi. Cela ne s’explique pas, ne s’analyse pas, c’est un fait et cela ne marche que pour soi.
Comment ce voyage résonne en moi (et en vous ?) encore aujourd’hui, comment revivre au quotidien après un tel voyage ? Quels bénéfices immédiats en avez-vous tiré. Comment avez-vous mis à profit les bénéfices secondaires ? La parole est à vous !
SOAZIG


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